Chronique 19-17: La femme tombée du ciel de Thomas King

Publié le par audrey

Chronique 19-17: La femme tombée du ciel de Thomas King

Résumé: Une catastrophe écologique provoquée par la multinationale Domidion a éliminé toute forme de vie dans l’océan sur la côte de Colombie-Britannique, et fait des victimes parmi les habitants de la réserve voisine.
Deux personnes sont responsables de cette catastrophe. Le chercheur Gabriel Quinn, scientifique génial, a mis au point un défoliant mortel, puis tenté de lutter contre sa mise en vente. Alors que, dévoré de culpabilité, il vient s’installer dans la zone polluée avec l’intention de se suicider, des survivants étonnants vont lui redonner goût à la vie, dont Mara Reid, peintre à la sexualité décomplexée qui a grandi sur la réserve et en connaît les secrets.
Dorian Asher, le P-DG de Domidion, narcissique et attachant à la fois, tente d'oublier le scandale en se réfugiant dans de luxueux hôtels, savourant sa solitude, avec pour unique obsession le choix d’une nouvelle montre…
La femme tombée du ciel est un roman à l’humour dévastateur. Thomas King évoque les traditions amérindiennes pour faire ressortir la monstruosité de l’homme contemporain vis-à-vis de son environnement. Le lobby des armes, l’industrie chimique, l’agriculture à haut rendement et le capitalisme sont férocement critiqués dans ce texte foisonnant, engagé, mais aussi baigné d’une lumière poétique des origines, indispensable et guérissante.

Tout d'abord, je tiens à remercier l'agence Anne & Arnaud et les Editions Philippe Rey pour ce partenariat et leur confiance.

 

BIOGRAPHIE: D’ascendance cherokee et grecque, Thomas King, né en 1943, est l’un des plus importants intellectuels issus des Premières Nations au Canada. Romancier, nouvelliste, scénariste et photographe de grande renommée, il a reçu de nombreuses distinctions pour ses publications, dont le Prix du Gouverneur général en 2014 pour son roman The Back of the Turtle (La femme tombée du ciel). Son essai The Inconvenient Indian: A Curious Account of Native People in North America a remporté les prix British Columbia National Book Award et RBC Taylor Prize. Son roman L’Herbe verte, l’eau vive (finaliste, Prix du Gouverneur général 1993) figure sur la liste des meilleurs romans canadiens du siècle de Quill & Quire. Membre de l’Ordre du Canada et lauréat d’un prix de la Fondation nationale des réalisations autochtones, Thomas King est professeur émérite d’anglais à l’Université de Guelph en Ontario, où il vit.

 

Dorian Asher est PDG de Domidion, une multinationale qui emploie le scientifique Gabriel Quinn. Suite à la découverte d'un défoliant meurtrier (il n'a pas été utilisé correctement), Gabriel pris de remord, disparait dans un coin touché par la catastrophe. Ici, il se rend compte du désastre et souhaite se suicider.

De manière générale, les personnages sont attachants, surtout ceux touchés par la catastrophe, les autres (Domidion et compagnie) sont plus froids, ce qui je pense est fait exprès, afin de montrer qu'ils se préoccupent plus de leur image que de ce qu'ils ont engendré. On note quelques touches d'humour qui dédramatisent un peu, ainsi qu'une petite légende (chose qui m'a à la base attirée, j'aime bien ce qui touche aux légendes et cultures!)
Sur fond de catastrophe écologique, l'auteur traite des sujets importants tout en dénonçant les dérives de notre société contemporaine, dirigée par les lobbys, politiques, l'argent, les médias... On voit que les Nord Américains ne sont pas très à cheval sur l'écologie surtout lorsque c'est une minorité qui est touchée.
C'est un livre interessant qui malgré tout donne un peu d'espoir. Je pense que je ne l'ai pas apprécié à se juste valeur car je me suis à plusieurs reprises mélanger les pinceaux, une relecture ne serait pas de trop plus tard afin de tout bien comprendre.
ma note 2.5/5

Publié dans livres chroniques

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