Chronique 12: Je t’ai rêvé de Francesca Zappia

Publié le par audrey

Chronique 12: Je t’ai rêvé de Francesca Zappia

Sortie en France le 12 novembre 2015
Editions Robert laffont collection R, 18.50 €, 450 pages
Thèmes : schizophrénie, amour, amitié

Résumé : Vous, les gens normaux, êtes tellement habitués à la réalité que vous n'envisagez pas qu'elle puisse être mise en doute. Et si vous n'étiez pas capables de faire la part des choses ? Jour après jour, elle se retrouve confrontée au même dilemme : le quotidien est-il réel ou modifié par son cerveau détraqué ? Dans l'incapacité de se fier à ses sens, à ses émotions ou même à ses souvenirs, mais armée d'une volonté farouche, Alex livre bataille contre sa schizophrénie. Grâce à son appareil photo, à une Boule Magique Numéro 8 et au soutien indéfectible de sa petite sœur, elle est bien décidée à rester saine d'esprit suffisamment longtemps pour aller à l'université. Plutôt optimiste quant au résultat, Alex croise la route de Miles, qu'elle était persuadée d'avoir imaginé de toutes pièces... Avant même qu'elle s'en rende compte, voilà que la jeune femme se fait des amis, va à des soirées, tombe amoureuse et goûte à tous les rites de passage de l'adolescence. Mais alors, comment faire la différence entre les tourments du passage à l'âge adulte et les affres de la maladie ? Tellement habituée à la folie, Alex n'est pas tout à fait prête à affronter la normalité. Jusqu'où peut-elle se faire confiance ? Et nous, jusqu'où pouvons-nous la croire ?

Alexandra Ridgemont, lycéenne, est un peu différente des autres. Elle voit/s’imagine des choses qui n’existent pas, en un mot, elle est schizophrène. Renvoyée de son dernier lycée, elle sait que cette nouvelle école est sa dernière chance pour tenter de vivre le plus normalement possible. Mais jusqu’où peut elle se faire confiance et faire confiance aux autres ? Comment vivre en société quand on ne distingue pas le réel de l’irréel ?

J’avais très envie de découvrir ce roman car la couverture m’attirait beaucoup (oui je sais, il ne faut pas se fier aux apparences, mais c’est la première chose que l’on voit et je suis faible !), le résumé m’intriguait et j’ai vu beaucoup d’avis positifs ! Bref, il me le fallait ! Evidemment, j’arrive après la guerre puisque ce livre n’est plus vraiment une nouveauté, mais mieux vaut tard que jamais !

C’est la première fois pour moi que je lis un livre parlant de la schizophrénie et ne connaissant que les grandes lignes de cette maladie, je ne saurais dire si le sujet est bien traité. J’avais un peu peur que l’histoire soit triste, mais non, ça va, il y a même des touches d’humour ! Le titre est très bien choisi et nous annonce qu’il y aura de l’émotion !

Dès le début, j’ai été transportée par la plume de l’auteur ! L’écriture est fluide, addictive, sans temps mort, et quelques pointes d’humour sont là, en plus, pour rehausser le tout !

Les personnages sont attachants ! Il y a Alex, notre héroïne schizophrène, qui a du caractère, est franche, drôle et qui a les cheveux rouges ! Sa maladie lui donne des hallucinations du coup elle ne sait plus trop ce qui est réel ou pas. Deux objets l’aident dans son quotidien : une boule magique à qui elle pose des questions et son appareil photos. Elle vit à sa façon pour essayer de démêler le vrai du faux. On voit à quel point le quotidien est dure pour elle ! Malgré cela, elle réussi plutôt bien à s’intégrer au lycée. Alex ne se révèle pas si différente des autres : elle a besoin d’amis, de contact mais sa maladie fait qu’on la regarde comme une bête de foire.
Ensuite, il y a Miles, premier de la classe, qui fait peur à tout le monde. Est-il « Yeux bleus » ? On le voit évoluer tout au long de l’histoire, il se dévoile, nous montre qu’il est courageux et qu’il a du cœur, tout comme Alex. Ses airs de méchant garçon sont en fait une armure pour se protéger.
Le principal thème est la schizophrénie mais l’histoire touche aussi d’autres sujets tels que le rejet, la violence, ou encore la pédophilie.
Ce livre est très bien imaginé, à tel point qu’il pourrait être réel ! Nous n’avons pas une fin à la tout est bien qui fini bien, elle est réaliste. Les révélations sont surprenantes, nous sommes emportés dans l’imagination d’Alex, certaines choses que nous pensions réelles sont fausses et d’autres que nous pensions fausses sont vraies
, et vice versa !

Ce roman nous montre que les schizophrènes ne sont pas forcément dangereux comme je le pensais mais qu’ils peuvent être simplement comme Alex qui se qualifie comme étant "une personne normale un peu plus excentrique que les autres". Ce roman est drôle, touchant, fait réfléchir et nous donne une autre vision de cette maladie. Je conseille ce livre à tout le monde, même à ceux, qui, comme moi, n’aiment pas trop les thèmes « tristes », car vous n’en ressortirez pas tout chamboulé !
Une fois de plus la collection R nous a sortie une superbe his
toire!

Ma note : 5/5, je n’irai pas jusqu’au coup de cœur mais pas loin, il ne manque pas grand chose !

Chronique 12: Je t’ai rêvé de Francesca Zappia

Publié dans livres chroniques

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

l'imagination dévorante 28/02/2016 12:41

J'espère aussi! Tu me diras!

Cassandre 28/02/2016 11:47

Je vais bientôt le lire, j'espère aimer autant que toi !