Chronique 11: le papillon des étoiles de Bernard Werber

Publié le par audrey

Chronique 11: le papillon des étoiles de Bernard Werber

Résumé : Cette planète est notre berceau mais nous l'avons saccagée.
Nous ne pourrons plus jamais la soigner ni la retrouver comme avant.
Quand la maison s'effondre, il faut partir.
Recommencer tout,
autrement et ailleurs.
Le Dernier Espoir, c'est la fuite.
Décidant d'aller voir si l'aventure humaine peut recommencer ailleurs, un jeune ingénieur en aéronautique conçoit et fabrique un gigantesque voilier solaire, capable de se propulser dans le vide interstellaire. A son bord, 144.000 passagers, dont la descendance aura une chance de parvenir à destination, après un voyage de 1000 ans.

Bernard Werber est né le 18 septembre 1961 à Toulouse. C'est un écrivain français qui est principalement connu pour sa trilogie des Fourmis. Son œuvre, traduite dans une trentaine de langues, fait se rencontrer spiritualité, science-fiction, polar, biologie, mythologie etc. L'auteur qualifie parfois son style de « philosophie-fiction ». Son style d’écriture mêle différents genres, notamment la saga d'aventure, la science-fiction, de l’entre-deux-guerres et le faux conte philosophique. Dans la plupart de ses romans, Bernard Werber utilise la même forme de construction, alternant des articles informatifs d’encyclopédie et deux ou trois fils narratifs. Les articles précisent ou élargissent les intrigues, ces deux dernières se recoupant épisodiquement. Bernard Werber utilise diverses symboliques dans ses livres. Les animaux comme les dauphins, les rats ou les fourmis sont représentés comme des animaux intelligents. La symbolique des chiffres tient également une grande place et, selon la façon dont ils sont expliqués, ils reflètent « le stade de l’évolution de l’âme ». C'est notamment durant la lecture du cycle des Dieux que l'on se rend compte à quel point Bernard Werber donne une signification implicite aux animaux.

Yves Kramer est persuadé que l’humanité court à sa perte. Il décide de construire un voilier solaire « le papillon des étoiles », dans lequel il partira avec 144000 membres pour un voyage de 1000 ans afin de coloniser une nouvelle planète et ainsi donner une chance aux humains de repartir de zéro pour une meilleure vie.

C’est le troisième livre de Bernard Werber que je lis. Je l’ai découvert en BTS car il entrait dans les thèmes que nous devions étudier. J’ai commencé avec « le livre du voyage » que j’avais beaucoup aimé, et j’ai continué avec « les thanatonautes » que j’avais un peu moins aimé. J’ai donc voulu essayer celui-ci, d’autant plus qu’on me l’a prêté.

Attention ! mon avis contient des spoilers !
Le livre se compose de 3 parties. La première, « l’ombre d’un rêve » raconte comment Yves met en place sont projet. Bien qu’on ne parle que de la mise en place, j’aurais aimé avoir plus d’éléments concernant la sélection des passagers et la construction du vaisseau, je trouve que l’on passe assez vite sur ces événements…
Au cours de cette première partie, nous faisons la connaissance des personnages principaux : Yves, que j’ai trouvé très attachant, est chef du département « innovations et perspectives » de l’agence spatiale ; Elisabeth Malory, skipper de renom, qu’il percute, la rendant paralysée, qui deviendra navigatrice du vaisseau ; et Gabriel Mac Namarra, milliardaire, qui investira tout son argent dans le projet.
La seconde partie « le village dans l’espace » décrit ce long voyage qui ne sera pas la belle utopie à laquelle s’attendait Yves. Ici, ce qui m’a dérangée, c’est que tout est un peu trop « facile ». Je m’explique : l’air est présent dans cet espace clos pendant plus de 1000 ans pour autant d’êtres vivants, de même que l’eau alors qu’il n’y a pas de pluie, ils vivent aussi bien que sur Terre, Elisabeth est la seule à savoir piloter pourtant, quelqu’un prend la relève sans qu’elle ne lui ai rien appris, bref, plein de petits détails comme cela qui m’ont un peu dérangée.
Enfin, la troisième partie « arrivée en planète étrangère » est assez surprenante ! Adrien et Elith arrivent tant bien que mal sur cette nouvelle planète. Ils y découvrent une forme de vie qui s’apparente à des dinosaures. Seulement, le débarquement des humains cause l’arrivé d’un virus qui tue petit à petit cette vie extra terrestre. Cette dernière partie m’a fait penser à la préhistoire et la genèse. En effet, on nous parle donc des dinosaures et des premiers hommes en l’occurrence Adrien et Elith qui représentent Adam et Lilith. D’autres références sont présentent « grâce » à Eya (Eve), qui déforme tout les noms : Satine (Satan), Yves (Yahwé), Gabriel (Gabriel) ainsi que des symboles avec la pomme (croquée par Elith -> péché originel), le serpent (qui tue Elith -> tentation), le pommier (qui cache les connaissances essentielles des humains -> l’arbre de la connaissance) et les 144000 passagers (Nombre d'élus cité dans l'apocalypse de
Jean).

C’est un livre assez pessimiste, et qui insinue que la vie est un cercle. Les hommes se détruisent, partent coloniser une autre planète et recommencent les mêmes bêtises. Ici, Bernard Werber explique l’extinction des dinosaures par une épidémie fulgurante provoquée par les premiers hommes. La planète sur laquelle atterrissent les 2 premiers humains se révèle être la Terre et d’après Adrien, la planète d’origine se situe dans la constellation de la Grande Ourse.

En bref, même si quelques points m’ont gênée, c’est un livre interessant, qui fait réfléchir au comportement humain, ce qu’il pourrait arriver et nous apporte une nouvelle « théorie » sur la naissance de l’humanité, tout en reprenant certaines références religieuses

Ma note 3/5

Publié dans livres chroniques

Commenter cet article

l'imagination dévorante 28/02/2016 20:17

J'espère que tu arriveras à te plonger dans l'histoire si tu retentes de le lire! Tu me diras! :)

l'imagination dévorante 28/02/2016 20:16

Par moment, j'ai eu un peu de mal aussi, mais dans l'ensemble il est intéressant, il m'a un peu fait penser aux Thanatonautes. Après Werber c'est quand même particulier ça ne plait pas à tout le monde! Je n'ai pas lu les autres livres que tu cites donc je ne peux pas te dire ce que j'en ai pensé.

Vinushka 28/02/2016 17:10

Je l'ai dans ma PAL celui-là, sous les conseils d'un fan de Werber. Je l'avais entamé avec un peu de mal alors je l'ai reposé. Bon juste les 5 premières pages ou un truc du genre... J'espère m'y replonger avec plus de plaisir une prochaine fois. J'avais beaucoup aimé Nos amis les humains de cet auteur ! En revanche, je n'ai toujours pas lu la trilogie les Fourmis !